# Retour d'expérience sur l'usage de détecteur d'ondes pour lutter contre la fraude connectée en examen
Nicolas M. Thiéry <nicolas.thiery@universite-paris-saclay.fr>
LISN, Faculté des Sciences d'Orsay, Université Paris-Saclay
2026-03-17
Licence libre: 
## Résumé
*They sneak. They chat. They cheat.*
*Who you gonna call?*
Pour lutter contre la fraude connectée, j'ai fait un peu de recherche d'information et quelques essais avec un détecteur d'ondes passif pour repérer téléphones portables et autres objets connectés. Les premiers essais sont encourageants et le document ci-dessous donne un retour d'expérience, propose des actions à prendre, et liste des résultats de recherche d'informations sur le sujet.
## Appel à collaborations et contributions
En attendant un cadrage officiel et un investissement de l'Université Paris-saclay, vous êtes bienvenus pour m'emprunter le détecteur pour faire des essais complémentaires de votre côté. Je suis preneur aussi de références, d'autres retours d'expériences, de contributeurs à cette étude, etc.
## Introduction
Avec l'IA générative, la triche par téléphone et autres objets connectés a tendance à se généraliser dans les examens, même écrits, même en L1. Une recherche d'information informelle (voir ci-dessous) sur les mesures potentielles suggère l'usage de détecteurs d'ondes radio-fréquence passifs pour repérer l'existence de communications WIFI, bluetooth, 4G, etc. Cela a par exemple été mis en œuvre lors de certaines épreuves du bac dans les années 2010 [2, ...]. L'usage de brouilleur ou l'interception d'onde est en revanche interdit, et la piste des cages de Faraday semble être rejetée par le ministère [2].
Pour un usage formel de tels détecteurs, il faudra un cadrage officiel par l'université et un investissement. Pour que ce cadrage soit opérationnel, et pour valider que la piste est pertinente et financièrement viable, il faut un peu d'expérience sur le terrain.
N'ayant pas trouvé de retour d'expérience dans des terrains proches du nôtre, j'ai investi dans un détecteur d'onde (Neoteck Détecteur EMF 3-en-1, [44€ sur Amazon](https://www.amazon.fr/dp/B0G644XMHS)) pour faire quelques essais.
<img src="https://codimd.math.cnrs.fr/uploads/upload_4e3493a78b1f7a02188f5f6ee90c1563.png" width=10% align="right" alt="Image du détecteur">
## Remerciements
Merci à Florent Hivert, Thomas Lavergne, Adeline Pierrot avec qui nous avons discuté de ces essais dans leurs UEs.
## Protocole
Les essais ont été réalisés les jeudis 12 et 13 lors des examens de Programmation Modulaire et Algorithmes et Structures de Données du portail L1 Math-Info de la Faculté des Sciences d'Orsay. Il s'agissait d'examens de deux heures, sur tables individuelles espacées de 1m environ dans toutes les directions, en salle 337-2 sur le campus de Bures. Les seuls objets autorisés étaient: carte d'étudiant, de quoi écrire, une feuille de notes personnelles, un dictionnaire papier pour les étudiant·es FLE. Les étudiant·es avaient eu comme consigne de mettre en mode avion leurs objets connectés, et de les laisser avec le reste de leurs affaires (sacs, manteaux, ...) au fond de la salle. Ils ont aussi été informés en début d'épreuve d'une expérimentation d'usage de détecteur d'onde. La borne wifi de la salle a été temporairement éteinte.
À l'arrivée des étudiant·es et pendant l'épreuve, j'ai circulé dans la salle avec le détecteur allumé, avec comme unité de mesure le µW/cm^2 et sensibilité officiellement à 0.01 µW/cm^2 (plutôt 0.1?).
## Observations
La plupart du temps le signal était nul. Il apparaît que, si un téléphone est actif en 4G/5G, le signal commence à être détecté à environ un mètre de distance. Il augmente ensuite très fortement en se rapprochant (ordre de grandeur de 100µW/cm^2 à quelques cm de distance; vive 1/r²). Le signal dépend aussi de l'orientation de l'appareil. La borne Wifi -- si allumée -- était de même détectable avec les mêmes ordres de grandeur. En revanche, le signal d'un téléphone communicant en wifi semble nettement plus faible (d'où le choix de débrancher le wifi).
Certains téléphones émettent en continu. D'autres par pulse.
## Résultats
Ces propriétés ont permis d'identifier que des objets connectés avaient été laissés allumés dans des sacs (une dizaine peut-être?). En l'absence de cadrage, nous ne sommes pas intervenus dessus, mais quitte à manipuler les sacs (sans les ouvrir), il devrait être possible, si utile, d'identifier spécifiquement quels sacs sont concernés.
Ces propriétés ont aussi permis, lors des deux examens, d'identifier un étudiant qui avait un téléphone dans sa trousse / sa poche respectivement. Cela s'est fait en début d'épreuve et en douceur: lorsque la question a été posée (il semble qu'il y ait un téléphone proche; auriez vous oublié votre téléphone), les étudiant·es concernés ont confirmé. À noter cependant que dans le second cas, j'ai cru que le signal venait d'un étudiant à ma droite alors qu'il venait d'un étudiant à ma gauche.
Pour cette fois, je me suis contenté de les envoyer poser leur téléphone dans leur sac.
Dans la suite, il n'y a plus eu de signal détecté, sauf dans les derniers rangs brouillés par les sacs des étudiant·es.
Les étudiants n'ont pas eu l'air perturbés. Certains ont exprimé de la curiosité.
## Limites
La sensibilité du détecteur est un peu faible: il faut être à moins d'un mètre au moment où le téléphone émets. On ne peut pas détecter un usage dans les toilettes. Il semble que l'on ne puisse pas facilement détecter les usages de wifi.
La circulation dans les rangs et surtout la recherche de la source est un peu intrusive et dérangeante pour les étudiant·es avoisinants. D'autant qu'un téléphone n'est détectable que lorsqu'il émets; dans le cas d'émission par pulse, la recherche de source peut être délicate.
Le détecteur utilisé requiert de garder un œil en continu sur son écran, ce qui monopolise l'attention du surveillant. Il serait souhaitable d'avoir un modèle que l'on puisse mettre dans la poche avec alerte discrète (oreillette, vibration) lorsqu'un signal est détecté au dessus d'un seuil, quitte à sortir à ce moment là l'appareil pour rechercher la source du signal. Il serait souhaitable que ce seuil puisse être configuré, ou que l'alerte donne une indication de la force du signal.
Un téléphone en mode avion est invisible. Un étudiant pourrait tenter de passer sous le radar en n'activant le sien qu'à certains moments.
## Conclusion
Ces premiers essais confirment le potentiel d'usage de détecteur d'onde, même bas de gamme. Le dispositif n'est pas sans faille (risque de non détection, d'erreur sur la source); un étudiant habile et déterminé pourrait passer inaperçu. Cependant, avec un cadrage officiel et une bonne communication, on doit pouvoir compter sur l'effet dissuasif en regard des risques encourus pour réduire largement les fraudes connectées.
Voici des pistes à avancer pour aller plus loin:
- Recherche plus poussée de cadre juridique, de retours d'expérience.
- Demande d'un cadrage de l'université, avec étude par les services juridiques et inscription dans le règlement des études. Idéalement, ce dernier spécifierait (1) que le simple port d'objet connecté est interdit (2) que les surveillants peuvent utiliser un détecteur d'onde, à tout moment des épreuves, sans préavis ni signe extérieur.
- Communication forte auprès des étudiant·es: rappel des consignes (interdiction des objets connectés en examen); rappel des sanctions qui peuvent être et ont été prises, même dans le cas d'un simple port d'un objet connecté sans l'avoir utilisé; mention de l'usage potentiel de détecteurs d'ondes par les surveillants, sans préavis ni signe extérieur.
- Recherche de détecteur plus adapté, voir développement d'un détecteur dédié. Une piste légère et souple serait l'usage d'un capteur à brancher sur un téléphone, avec installation d'une application.
- Demande d'une autorisation de couper le wifi dans les salles du 337.
- Achat et mise à disposition de détecteurs par l'université. Pour la FSO, on pourrait envisager l'achat d'une dizaine de détecteurs qui couvriraient les besoins pour les bâtiments avec une loge pouvant gérer le prêt d'équipement aux enseignants (333, 336, 337, ...). Au delà, l'organisation est plus compliquée.
- Élargissement des tests. Les salles du 337, par leur taille offrent un environnement raisonnablement sans parasite. Des plus petites salles pourraient être plus problématiques: réflections sur les murs, signaux extérieurs, wifi ne pouvant pas être désactivé, etc. Quid aussi des salles informatique. Tester aussi quelle sensibilité serait requise pour détecter des communications Wifi ou bluetooth.
- Définition des bonnes pratiques d'utilisation: par exemple: quelle attitude prendre si on détecte la proximité d'un portable mais que l'étudiant nie? Du fait des incertitudes, le détecteur n'apporte pas une preuve et on ne peut pas fouiller l'étudiant. Reste seulement la possibilité de garder un œil particulièrement vigilant dessus. Quitte à paraître suspicieux en cas de faux positif.
- Diffusion du savoir faire et des bonnes pratiques auprès des enseignants.
## Références
[1] https://www.lorientlejour.com/article/764533/Bac_francais+%3A_le_detecteur_d%27ondes%2C_seule_arme_legale_contre_la_fraude_au_smartphone.html?utm_source=chatgpt.com
[2] https://next.ink/20126/91116-triche-par-smartphone-l-enseignement-superieur-oppose-aux-cages-faraday/
[3] [Question au gouvernement du 17 juin 2025 sur l'usage des brouilleurs, détecteurs, cages pour les examens](https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-7554QE.htm). Restée sans réponse pour cause de fin de mandat.
## Traces de recherche d'information
:::warning
Des recherches directes sur internet n'ayant pas donné d'éléments satisfaisant, les recherches ci-dessous ont été menées avec des IAs génératives (chat-gpt, chat.aristote.education). Les résultats paraissent cohérents et informés, mais ils sont à prendre avec toutes les pincettes; certaines références notamment sont halucinées. Je les ai enregistrées là comme source d'inspiration et pour éviter de cramer des ressources pour refaire des recherches similaires.
:::
### Avec ChatGPT
#### est-il légal en france d'utiliser un détecteur de téléphones pour prévenir la triche lors d'examens à l'université. Compléter la réponse par des références.
Très bonne question. Oui, il peut être légal en France d’utiliser des détecteurs de téléphone portable (ou des détecteurs d’ondes) pour prévenir la triche lors d’examens à l’université, sous certaines conditions. Mais cela dépend du type de dispositif et des limites légales à respecter. Voici un résumé des enjeux, des risques juridiques, et des références :
1. Ce qu’on entend par « détecteur de téléphone » — et ce qui est interdit
Il ne s’agit pas nécessairement d’un brouilleur (jammer), mais plutôt d’un appareil détectant les émissions radio des téléphones actifs (par exemple, détecter les ondes d’un portable allumé).
L'Express+2Le Monde.fr+2
Les brouilleurs (dispositifs rendant inopérants les téléphones) sont illégaux en France, sauf dans des cas très limités : l’article L 33-3-1 du Code des postes et des communications électroniques (CPCE) prohibe l’importation, la détention, l’installation et l’utilisation de tels dispositifs.
Légifrance+2La Gazette des Communes+2
Une dérogation existe, mais seulement pour des besoins de l’ordre public, de la défense, de la sécurité nationale ou du service public de la justice.
Légifrance
En cas de non-respect, les sanctions peuvent aller jusqu’à 6 mois de prison et 30 000 € d’amende selon l’ANFR.
ANFR+2La Gazette des Communes+2
2. Usage « légal » des détecteurs d’ondes dans un contexte d’examen
Le ministère de l’Éducation nationale a déjà utilisé des détecteurs d’ondes dans des centres d’examen, notamment au baccalauréat.
TF1 INFO+1
Selon des reports, ces appareils servent plutôt de mesure dissuasive que de moyen de sanction : ils détectent la présence d’un signal radio, mais ne permettent pas d’identifier précisément quel élève possède le téléphone actif.
L'Orient-Le Jour+2Le Monde.fr+2
L’objectif est donc de dissuader des candidats de garder leur téléphone allumé, plutôt que d’intercepter des communications ou de « brouiller » les réseaux.
3. Considérations liées à la vie privée et au droit des personnes
Même si l’on ne capte pas le contenu des communications, détecter des ondes peut poser des questions de protection de la vie privée : c’est une collecte d’une sorte de « donnée de signal » (émission radio), ce qui peut relever, selon le contexte, d’un traitement de données personnelles (ou du moins d’une surveillance).
Pour des examens en ligne, la CNIL rappelle que tout dispositif intrusif (caméra, micro, etc.) doit respecter le RGPD (Règlement général sur la protection des données) et la loi Informatique-Libertés.
CNIL+1
Les étudiant·es doivent être informés des modalités de collecte et des finalités de ces dispositifs, et les établissements doivent mettre en place des garanties (mesures techniques et organisationnelles) pour limiter les atteintes aux droits des personnes.
CNIL+1
4. Risques et limites
Le détecteur d’ondes ne garantit pas une preuve formelle : détecter un signal ne suffit pas à identifier l’utilisateur d’un téléphone, donc en cas d’alerte, il peut y avoir un risque d’erreur ou de contestation.
L'Express
Le recours doit être proportionné : la mesure doit être justifiée par un objectif légitime (prévention de la fraude), et son usage doit être encadré pour ne pas constituer une surveillance abusive.
Il faut que le règlement d’examen ou le règlement intérieur de l’université prévoie explicitement ce type de contrôle, afin que les étudiant·es sachent à quoi s’attendre.
5. Conclusion
Oui, l’usage de détecteurs d’ondes pour repérer des téléphones allumés dans des examens peut être légal en France, à condition que ce ne soient pas des brouilleurs (qui, eux, sont généralement interdits) et que l’utilisation de ces dispositifs soit raisonnable et proportionnée.
Il faut un cadre clair (règlement d’examen, information des étudiant·es) et des garanties pour la protection des droits (vie privée, données).
Si tu veux, je peux vérifier les décisions de justice récentes (2023–2025) sur ce type de dispositif à l’université : veux-tu que je le fasse ?
> oui
Très bonne question. Après recherche, je n’ai pas trouvé de décision de justice récente (2023-2025) en France qui traite précisément de la légalité d’utiliser des détecteurs d’ondes de téléphones (ou des détecteurs de portable) dans des examens universitaires. Voici ce que dit la jurisprudence récente pertinente, ce qu’elle implique, et les lacunes :
Jurisprudence récente pertinente
Tribunal administratif de Melun, 14 mars 2024, n° 2401663
Dans cette affaire, un étudiant a été sanctionné par une commission disciplinaire d’université parce qu’il avait son téléphone dans la poche et avait « communiqué » pendant une épreuve de rattrapage.
Doctrine
Le tribunal administratif confirme que la commission disciplinaire était bien fondée : l’université invoquait un règlement interne interdisant la possession d’un téléphone pendant l’épreuve, précisément pour prévenir la fraude.
Doctrine
Implication : cela montre que les universités peuvent sanctionner des étudiant·es pour simple possession de téléphone pendant l’examen, si le règlement le prévoit. Mais cela ne concerne pas l’utilisation de détecteurs d’ondes, plutôt la sanction disciplinaire liée à une infraction au règlement.
TestWe – logiciel de surveillance d’examen (“e-proctoring”)
Il y a une décision d’un tribunal administratif (hors Paris) en 2023 qui a suspendu l’utilisation par une université de la plateforme TestWe, qui surveillait les étudiant·es via la webcam, microphone, reconnaissance faciale, etc.
Electronic Frontier Foundation
Le tribunal a jugé que la « surveillance permanente » des étudiant·es (vidéo, sons) par ce logiciel était disproportionnée par rapport à l’objectif de prévention de la triche, notamment au regard du RGPD (protection des données personnelles).
Electronic Frontier Foundation
Implication : bien que ce soit un autre type de technologie (vidéo, biométrie), cette décision montre que les juridictions sont attentives à la proportionnalité des dispositifs de contrôle : un outil très intrusif peut être jugé illégal s’il dépasse ce qui est nécessaire pour prévenir la fraude.
Limites de la jurisprudence actuelle
Absence de cas direct : je n’ai pas trouvé de décision de cour administrative ou judiciaire qui interdise spécifiquement l’usage de détecteurs d’ondes (signaux électromagnétiques) dans des examens universitaires. Les cas portent davantage sur des sanctions disciplinaires (possession de téléphone) ou sur des logiciels de surveillance très intrusifs.
Jurisprudence “éducation vs vie privée” encore peu documentée : les décisions comme celle sur TestWe montrent que le juge peut contrôler la légalité des mesures de surveillance, mais il n’y a pas encore (à ma connaissance) des arrêts ciblés sur les détecteurs d’ondes de téléphones dans les salles d’examen.
Données personnelles : un point important est la proportionnalité en matière de protection des données ; un dispositif de détection des ondes pourrait, selon la façon dont il est mis en œuvre, soulever des questions sur la vie privée ou le RGPD, mais sans affaire claire, la jurisprudence reste incertaine.
Conclusion
À ce jour, aucune juridiction française n’a rendu de décision publique claire interdisant l’usage des détecteurs d’ondes de téléphones dans les examens universitaires.
Cependant, la jurisprudence sur des technologies analogues (surveillance vidéo/logicielle) montre que les tribunaux regardent de près la proportionnalité des mesures.
En conséquence, même si l’usage de tels détecteurs n’a pas été censuré jusqu’à présent, les universités qui les utilisent doivent rester prudentes : il faut un cadrage clair (règlement d’examen, information des étudiant·es) et des garanties pour les droits des personnes (vie privée, données).
Si tu veux, je peux regarder dans les revues juridiques (droit des universités, droit des libertés numériques) pour voir s’il y a des commentaires d’universitaires sur ce sujet — veux-tu que je fasse ça ?
Vous avez dit :
#### Peut-on utiliser un téléphone portable comme détecteur d'onde pour repérer d'autres téléphones allumés lors d'un examen
Réponse courte :
Non, un téléphone portable ordinaire ne peut pas légalement ni techniquement être utilisé comme « détecteur d’ondes » pour repérer d’autres téléphones allumés lors d’un examen.
Et même si des applications affirment pouvoir le faire, leur usage serait fortement problématique et probablement illégal dans un contexte d’examen.
Voici pourquoi :
1. Limitations techniques
Un smartphone classique ne peut pas détecter l’activité radio d’un autre téléphone dans la salle :
Il n’a pas accès au spectre radio complet :
Les téléphones n’ont accès qu’aux bandes nécessaires à leurs propres communications.
Le système d’exploitation (Android/iOS) interdit l’accès brut aux signaux des autres appareils pour des raisons légales et de sécurité.
Les applications qui prétendent « détecter les téléphones » utilisent seulement des capteurs magnétiques ou Wi-Fi pour détecter des anomalies, mais pas les ondes cellulaires, et leurs résultats sont faibles, imprécis et non fiables.
Donc ce n'est pas un vrai détecteur d’ondes au sens des appareils utilisés par les surveillants (qui, eux, sont des scanners radio spécialisés).
2. Limitations juridiques
a) Interdiction d’intercepter ou d’analyser des signaux radio de tiers
Analyser des signaux radio pour identifier la présence d’un téléphone pourrait constituer une interception ou un traitement non autorisé d’informations électroniques, ce qui tombe sous :
le Code des postes et communications électroniques,
la loi Informatique et Libertés,
le RGPD (s’il s’agit d’une donnée indirectement identifiable).
Même si on ne capte pas le contenu, scanner des signaux pour repérer quel étudiant a un téléphone peut être vu comme un traitement illicite (absence de base légale, absence d’information, disproportion).
b) Un téléphone personnel comme outil de surveillance ?
Utiliser un smartphone personnel pour surveiller des étudiant·es pose plusieurs problèmes :
absence de neutralité de l’appareil ;
absence de sécurisation des données ;
absence de procédure validée par l’établissement ;
violation potentielle des obligations d’un agent public ou surveillant (procédures irrégulières).
Cela pourrait invalider une procédure de fraude.
3. Pratiques institutionnelles
Les rares dispositifs de détection d’ondes utilisés en France (ex. centres d’examen du bac) sont :
des appareils spécialisés,
manipulés par du personnel formé,
autorisés par le ministère,
et non des téléphones portables.
Ils servent uniquement de moyen dissuasif, car ils ne permettent pas d’identifier précisément la personne portant le téléphone.
4. Conclusion
👉 Techniquement :
Un téléphone portable ne peut pas réellement détecter les ondes d’autres téléphones.
👉 Juridiquement :
Même si c’était possible, l’utiliser pour repérer des téléphones d’étudiant·es serait illégal, disproportionné et non conforme aux règles d’examen.
👉 En pratique :
Les universités doivent utiliser uniquement des dispositifs spécifiques, validés institutionnellement, et respecter les règles de proportionnalité et d’information.
Si tu veux, je peux aussi te lister les outils autorisés en contexte d’examen et ce qui est interdit (brouilleurs, IMSI-catchers, etc.).
Vous avez dit :
Merci de lister les outils autorisés en contexte d'examen.
ChatGPT a dit :
Voici une liste claire et pratique des outils que les établissements d’enseignement en France peuvent légalement utiliser pendant un examen pour prévenir la fraude — ainsi que les outils interdits pour bien distinguer les deux.
⚠️ Attention :
Il n’existe pas de texte unique qui liste ces outils. On se fonde sur :
le Code de l’éducation,
le Code des postes et communications électroniques (CPCE),
la jurisprudence sur la proportionnalité des moyens de surveillance,
les positions de la CNIL (notamment pour les examens en ligne),
les pratiques habituelles validées par le ministère.
✅ Outils autorisés en contexte d’examen
1. Mesures classiques et non électroniques
Ce sont les moyens les plus utilisés et juridiquement indiscutables :
Fouilles visuelles (sans contact) :
vérifier visuellement que l’étudiant n’a pas de téléphone visible, d’écouteurs, de montre connectée, etc.
Vidéosurveillance classique de la salle, si :
elle est installée pour la sécurité,
pas dédiée à surveiller les candidats individuellement,
signalée en amont.
Serment / engagement écrit interdisant la possession de matériel électronique.
2. Détecteurs d’ondes (passifs)
Légaux s’ils ne brouillent pas et ne captent pas de données personnelles.
Ils détectent uniquement une présence d’émission radio (ex. un téléphone allumé).
Utilisés parfois dans les centres d’examens du baccalauréat (reportages presse, dispositifs ANFR).
Conditions :
dispositif passif (n’interfère pas avec les communications) ;
ne capte pas le contenu ni l’identité (pas de type IMSI-catcher) ;
usage dissuasif, pas de ciblage individuel ;
information des candidats dans le règlement d’examen.
👉 Autorisé, avec prudence.
3. Outils anti-plagiat (examens écrits numériques ou devoirs)
Exemples : Compilatio, Turnitin, Ouriginal.
Conditions :
traitement proportionné,
finalité clairement annoncée,
pas de collecte excessive de données.
👉 Autorisé et très courant dans les universités.
4. Surveillance humaine renforcée
Surveillants supplémentaires,
surveillant mobile qui circule dans la salle,
vérification visuelle lors de l’entrée.
👉 Sans problème juridique.
5. Outils pour examens en ligne, sous conditions CNIL
Selon les recommandations officielles :
Vidéoconférence simple (Zoom, Teams, etc.) pour vérifier l’identité au début : autorisé.
Partage d’écran pendant une épreuve : autorisé si proportionné.
Contrôle du navigateur (mode "verrouillé") : autorisé si limité aux besoins de l'épreuve.
⚠️ La CNIL interdit les dispositifs très intrusifs (voir section interdits ci-dessous).
❌ Outils interdits en contexte d’examen
1. Brouilleurs d’ondes (jammers)
Interdits par l’article L33-3-1 CPCE, sauf pour la justice, l’armée ou la sécurité nationale.
👉 Strictement interdit dans les universités.
2. IMSI-catchers / Stingrays
Appareils qui :
capturent l’identité des téléphones,
interceptent des communications,
simulent une antenne-relais.
Utilisation réservée aux autorités judiciaires.
👉 Illégal pour une université, même à des fins de prévention de fraude.
3. Logiciels de surveillance intrusive (“e-proctoring”)
Décision de dépôt en justice en 2023 : un tribunal administratif français a suspendu l’usage de la solution TestWe car trop intrusive (analyse vidéo continue, audio, reconnaissance faciale, IA comportementale).
Interdictions par la CNIL :
surveillance vidéo permanente pendant l’examen ;
analyse automatique du comportement ;
reconnaissance faciale ;
collecte du son ambiant.
👉 Interdit dans la majorité des cas.
👉 Les examens à distance doivent rester “simples” (visio ponctuelle, contrôle de l’identité).
4. Applications installées sur le téléphone ou l’ordinateur de l’étudiant
Exemples interdits :
logiciels qui prennent le contrôle de la webcam en permanence,
logiciels espions (keyloggers, sniffers),
logiciels non autorisés nécessitant accès complet au système.
👉 Illégal (disproportionné, violation de la vie privée et du RGPD).
❌ Outils non fiables et non conformes
À ne pas utiliser, même s'ils existent commercialement :
applications mobiles « détecteur de téléphones » (inefficaces et non conformes légalement) ;
scanners Bluetooth non sécurisés ;
outils qui tentent d'analyser les réseaux Wi-Fi pour repérer les appareils.
👉 Risque d’atteinte à la vie privée + inefficacité.
🎓 Résumé final
Outil Statut Conditions
Détecteur passif d’ondes ✔️ Autorisé Pas de brouillage, pas d’identification, usage dissuasif
Anti-plagiat ✔️ Autorisé RGPD, information préalable
Surveillance visuelle humaine ✔️ Autorisé Standard
Vidéosurveillance classique ✔️ Autorisé Proportionné, déclarée
Visio ponctuelle pour examens en ligne ✔️ Autorisé Limité
Brouilleurs ❌ Interdit —
IMSI-catchers ❌ Interdit —
E-proctoring intrusif (TestWe, IA comportementale) ❌ Interdit Décision de justice + CNIL
Applis “détection mobile” sur smartphone ❌ Interdit et inefficace —
Si tu veux, je peux aussi préparer un guide officiel pour ton université (règlement, notice CNIL, bonnes pratiques, mentions obligatoires).
##### Où trouver un détecteur passif d'ondes
C’est une bonne question. Il existe plusieurs endroits et types de détecteurs d’ondes passifs que tu peux acheter, mais il faut faire attention à la légalité, à la qualité et à la fiabilité. Voici quelques pistes + exemples de produits.
1. Où trouver des détecteurs d’ondes passifs en France / en Europe
Voici quelques fournisseurs spécialisés ou revendeurs en France :
Electromagnetique.com : boutique spécialisée dans les détecteurs de champs électromagnétiques. Exemple : le CEMPROTEC 31, détecteur de hautes fréquences (1 MHz à 10 GHz).
electromagnetique.com
MySilverShield : propose des détecteurs comme le CEMPROTEC 33 (ondes basses + hautes fréquences).
mysilvershield.com
AMC-TEC : fabricant français de détecteurs de téléphones portables :
DFPOR-2G-3G pour les signaux 2G et 3G.
amc-tec.com
DFPORT-3G-4G : détecte 2G, 3G et 4G.
amc-tec.com
DFPORT-2-3-4-5G : pour 2G, 3G, 4G, 5G + Wi-Fi / Bluetooth.
amc-tec.com
Le Fouilleur : revendeur de matériel de sécurité, propose par exemple le SecurSCAN ST168-5G.
lefouilleur.fr
Electromagnetique.com – Safe and Sound Pro 2 : un analyseur large bande (200 MHz à 8 GHz) pour mesurer les ondes sans-fil.
electromagnetique.com
Fruugo.fr : plusieurs détecteurs RF « anti-espion » ou de signal sans fil, comme le 1 MHz-6,5 GHz.
Fruugo
2. Exemples de détecteurs (import / en ligne)
Voici quelques modèles que tu peux commander en ligne :
Siretta SNYPER‑LTE+ RF Detector
Siretta SNYPER‑LTE+ RF Detector
949,99 €
•
RS France
RS PRO Détecteur RF large bande
RS PRO Détecteur RF large bande
927,19 €
•
RS France
Leapiture M8000 Mini Signal Detector
Leapiture M8000 Mini Signal Detector
105,88 €
•
Amazon.fr - Seller
Chrono K68 Anti‑espion RF Detector
Chrono K68 Anti‑espion RF Detector
71,35 €
•
Rakuten - Michae + autres
Détecteur RF 1 MHz‑8 GHz – scanner de signaux
Détecteur RF 1 MHz‑8 GHz – scanner de signaux
45,16 €
•
OnBuy.com
IHABOR RF / caméra cachée Bug Detector
IHABOR RF / caméra cachée Bug Detector
27,99 €
•
Cdiscount
Détecteur RF anti‑écoute électronique
Détecteur RF anti‑écoute électronique
23,59 €
•
AliExpress
ERYUE RF / GPS / traqueur détecteur
ERYUE RF / GPS / traqueur détecteur
28,29 €
•
Amazon.fr - Seller
Voici quelques-uns des modèles les plus intéressants :
Siretta SNYPER‑LTE+ RF Detector : détecteur très pro, couvre des fréquences à partir de 700 MHz jusqu’à ~2.6 GHz (LTE, GSM…).
RS PRO Détecteur RF large bande : bon compromis pour de la mesure large bande.
Leapiture M8000 Mini Signal Detector : format compact, facile à utiliser pour détecter des signaux RF autour de toi.
Chrono K68 Anti‑espion RF Detector : pratique pour les « sweeps » anti-espion, localiser des émetteurs cachés.
Détecteur RF 1 MHz‑8 GHz – scanner de signaux : très large plage de fréquences, utile pour des signaux variés.
IHABOR RF / caméra cachée Bug Detector : détecte les ondes d’émetteurs de type caméra ou micro espions.
Détecteur RF anti‑écoute électronique : bon pour des usages de sécurité ou de protection de la vie privée.
ERYUE RF / GPS / traqueur détecteur : capte aussi des traqueurs GPS.
3. Points de vigilance
Quand tu achètes un détecteur d’ondes, quelques conseils :
Vérifie la plage de fréquences : Pour détecter des téléphones portables, il faut un appareil couvrant les bandes GSM / 2G / 3G / 4G / 5G selon ce que tu veux repérer.
Sensibilité : Un bon détecteur peut différencier la force du signal, pour t’aider à localiser un émetteur.
Qualité et fiabilité : Les appareils très bon marché ou importés peuvent être peu précis.
Légalité : Assure-toi de ne pas utiliser un appareil illégal (par exemple un brouilleur), et que l’usage que tu en feras est conforme à la loi.
Documentation technique : Demande des manuels et des fiches techniques (plage de fréquence, puissance, mode d’alerte, etc.).
Si tu veux, je peux repérer des modèles vendus en France (et expédiables légalement), qui sont bien adaptés pour des examens : veux-tu que je fasse ça ?
> oui
Très bonne question. Voici une sélection de modèles de détecteurs passifs d’ondes
électromagnétiques (RF) que tu peux commander depuis la France + des vendeurs français,
avec des gammes de prix et des usages variés. Je précise aussi quelques conseils.
🔍 Quelques modèles vendus en France ou livrables en France
Voici des détecteurs « passifs » d’ondes RF (hautes fréquences) que tu peux envisager :
Siretta SNYPER‑5G Graphyte
2 171,70 €
• RS France
Siretta SNYPER‑LTE+ (EU)
949,99 €
• RS France
Leapiture Mini M8000
105,88 €
• Amazon.fr - Seller
Safe & Sound Classic 2 RF
183,20 €
• Geotellurique
RS PRO RF Large‑Bande
927,19 €
• RS France
Détecteur EMF 5‑in‑1 Porometisto
52,24 €
• Amazon.fr - Seller
RS PRO Détecteur 1065307
188,68 €
• ManoMano.fr + autres
GOEDCH Détecteur de signal RF / espion
25,99 €
• Amazon.fr - Seller
Voici quelques-uns des modèles que je recommande :
- Siretta SNYPER‑5G Graphyte : très professionnel, plage de fréquences large, couvre 5G, LTE, etc.
- Siretta SNYPER‑LTE+ (EU) : bon pour détecter les signaux 2G/3G/4G, usage technique + fiable.
- Leapiture Mini M8000 : très compact, bon compromis prix / utilité.
111€
https://www.amazon.fr/Leapiture-D%C3%A9tecteur-D%C3%A9tection-Automatique-110-220V-Prise/dp/B0BQ7BXK65
- Safe & Sound Classic 2 RF : conçu pour mesurer des ondes HF dans des environnements variés.
499€
https://www.amazon.fr/Safe-Sound-Pro-m%C3%A8tre-200/dp/B07QDBTZ6F
50€ en location pour 15 jours
https://www.electromagnetique.com/categorie-produit/mesurer/location/
- RS PRO RF Large‑Bande : détecteur très robuste et pro, large bande.
- Détecteur EMF 5‑in‑1 Porometisto : multitâche, mesure plusieurs types de champs (EF / MF / RF).
- RS PRO Détecteur 1065307 : modèle pratique pour des mesures simples.
- GOEDCH Détecteur de signal RF / espion : très orienté détection de bugs / espionnage, signaux RF.
🌐 Modèles « français / européens » plus spécialisés
En plus des modèles ci-dessus, voici des détecteurs vendus par des distributeurs français ou européens :
- CEMPROTEC 33 (E.P.E Conseil) : détecteur très polyvalent avec plage 1 MHz – 8 GHz.
epeconseil.fr+2mysilvershield.com+2
182.00€ https://www.diagnostic-cem.shop/boutique/CEMPROTEC-33-detecteur-dondes-electromagnetiques-hautes-et-basses-frequences-p530340275
- CEMPROTEC 34 : version plus sensible, de 1 MHz à 10 GHz.
distrimesure.com
- CEMPROTEC 31 : détecteur « full HF + basses fréquences », 1 MHz à 10 GHz.
distrimesure.com
- ESI 24 : détecteur très performant, plage 50 MHz à 10 GHz.
distrimesure.com
- ESI 21 : version plus simple, 1 MHz à ~8 GHz.
distrimesure.com
https://www.amazon.fr/D%C3%A9tecteur-magn%C3%A9tiques-%C3%A9lectriques-fr%C3%A9quences-simultan%C3%A9ment/dp/B007ZHU18C/ref=sr_1_4?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&crid=VBFW6B27EU37&dib=eyJ2IjoiMSJ9.-u9McsnnKQLdd71DFYHQ-V6FEk37nq2bnxJLcnLRSKvmt4kxgYbg5J-D6IwWciz-9anOE7kIaS_dmlhqJyPsTQ2eAM9BVXbV1XXGrS9lSlqmA8356ZriYIwdli_jao9ZPByWo1bvxhSMk7-3jORQqrMJbw5iNvF3bMqznmP6RBzF7sX-0ZqC1QjhLSVMmZF5LFn19GCPiUMlEZKLRDVxeV6OMLvhceWQETc_lCJMG6B2BpcyTHBdSLPKTX1rvkTYwQC_Q7Hrf0H8KcMJWpFhi_G9Vs1bWz4Yvjfdb08bRfo.G1iGeVbKKSC7sAPo42KyE6y-fcwpTegWPwJfrR2cZSs&dib_tag=se&keywords=d%C3%A9tecteur+d%27onde+ESI&qid=1772640102&sprefix=d%C3%A9tecteur+d%27onde+esi%2Caps%2C320&sr=8-4&ufe=app_do%3Aamzn1.fos.49fccda8-a887-4188-817b-b9a64bb30e43
- Safe and Sound Classic III : détecteur d’ondes hautes fréquences jusqu’à 8 GHz.
diagnostic-cem.shop
- RadAware RD1 (Emfields) : alarme / détecteur personnel, 200 MHz à 6 GHz.
electromagnetique.com
- Bracelet Safe & Sound Micro RF 2.1 : détecteur très compact, portée 700 MHz – 9 GHz.
297.60€
electromagnetique.com
https://www.electromagnetique.com/categorie-produit/mesurer/appareil_mesure_hautes_frequences/
✅ Conseils pour l’achat
- Choisir en fonction de la plage de fréquences : si tu veux détecter des téléphones, assure-toi que le détecteur couvre les fréquences des réseaux mobiles (2G, 3G, 4G, éventuellement 5G selon ton besoin).
- Sensibilité : une meilleure sensibilité te permet de détecter des signaux faibles (téléphones loin ou peu émetteurs).
- Portabilité : selon ton usage (examen, sécurité), un modèle compact ou un modèle plus « pro » peut être préférable.
- Documentation : demande une fiche technique / manuel pour vérifier que les performances correspondent à tes besoins.
- Garantie et SAV : privilégie des vendeurs fiables, surtout pour de l’équipement technique.
Si tu veux, je peux vérifier des fournisseurs français spécialisés dans le matériel de détection RF (avec garantie, SAV, facturation légale) — veux-tu que je fasse ça ?
ChatGPT peut commettre des erreurs. Il est recommandé de vérifier les informations importantes. Voir les préférences en matière de cookies.
Voici une réponse **juridiquement solide et exploitable (niveau mémoire / note)** avec **circulaires précises + doctrine administrative + éléments doctrinaux**.
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##### 📚 1) Circulaires et textes administratifs précis (Éducation nationale)
###### 🔹 a) Circulaire nationale de référence (anti-fraude)
👉 **Circulaire n°2011-072 du 3 mai 2011 relative à la prévention des fraudes aux examens et concours de l’enseignement scolaire**
* Texte fondamental encore utilisé comme base
* Elle prévoit notamment :
* interdiction des moyens de communication
* obligation de déposer/éteindre les téléphones
📌 Formulation clé reprise dans la pratique :
> les appareils doivent être « éteints et rangés » ([L'Orient-Le Jour][1])
➡️ Important :
* **aucune mention des détecteurs d’ondes**
* mais elle fonde le cadre juridique permettant leur usage indirect
---
###### 🔹 b) Notes de service “organisation du baccalauréat” (annuelles)
Exemples :
* Note de service annuelle sur l’organisation du baccalauréat (ex : session 2019, 2023, 2024)
* Diffusée au **BOEN (Bulletin officiel de l’Éducation nationale)**
📌 Ces notes précisent :
* pouvoir du chef de centre
* organisation matérielle des épreuves
* mesures de lutte contre la fraude
👉 Doctrine administrative implicite :
> les recteurs peuvent déployer des dispositifs de détection de manière aléatoire ([leparisien.fr][2])
---
###### 🔹 c) Instructions académiques (niveau local)
Certaines académies ont produit des **notes internes** (non publiées systématiquement) :
📌 Exemple (académie d’Aix-Marseille) :
> autorisation d’utiliser des dispositifs « permettant de capter les ondes électromagnétiques » ([TF1 INFO][3])
➡️ Valeur juridique :
* actes administratifs internes
* application concrète du pouvoir d’organisation
---
##### 📖 2) Doctrine administrative et position ministérielle
###### 🔹 a) Doctrine du ministère de l’Éducation nationale
Elle repose sur 3 idées constantes :
####### 1. Interdiction des brouilleurs
→ fondée sur le Code des communications électroniques
####### 2. Tolérance des détecteurs
👉 car :
* pas d’interférence
* pas d’identification directe
##### 3. Logique dissuasive
> déploiement aléatoire et non public des dispositifs ([leparisien.fr][2])
---
###### 🔹 b) Qualification implicite des détecteurs
La doctrine administrative les considère comme :
➡️ **mesure d’organisation du service public de l’éducation**, et non :
* une mesure de police judiciaire
* ni un dispositif de surveillance intrusive
---
##### 📘 3) Doctrine juridique (analyse doctrinale)
###### 🔹 a) Fondement juridique principal (doctrine)
Les juristes analysent ces dispositifs via :
####### ✔ Pouvoir d’organisation du service public
* CE, 1936, *Jamart*
→ pouvoir réglementaire interne de l’administration
➡️ Permet :
* organisation matérielle des examens
* dispositifs anti-fraude
---
####### ✔ Principe de prévention de la fraude
Rattaché à :
* principe d’égalité entre candidats
* valeur constitutionnelle d’égalité devant le service public
---
####### ✔ Principe de proportionnalité
Doctrine constante :
* dispositif admis s’il est :
* non intrusif
* non nominatif
* justifié par un objectif légitime
---
###### 🔹 b) Doctrine RGPD / CNIL
Même si peu de textes spécifiques :
👉 Position doctrinale :
* un détecteur passif = **pas un traitement de données personnelles**
* sauf si :
* enregistrement
* identification
* traçabilité
➡️ Donc :
✔ pas de formalité CNIL en principe
⚠️ sauf version avancée
---
##### 📄 4) Doctrine doctrinale universitaire (synthèse)
Dans la littérature (notes juridiques, rapports) :
👉 les détecteurs sont qualifiés de :
* **“mesures techniques de surveillance légère”**
* situées entre :
* surveillance humaine
* et dispositifs technologiques intrusifs
---
##### ⚖️ Problème doctrinal identifié
👉 absence de base textuelle explicite
➡️ donc justification par :
* faisceau de normes :
* organisation du service public
* lutte contre la fraude
* droit des télécoms
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##### 🧾 5) Références que tu peux citer (prêtes à l’emploi)
###### 🔹 Textes
* Circulaire n°2011-072 du 3 mai 2011
* Notes de service annuelles du baccalauréat (BOEN)
* Code des postes et communications électroniques, art. L33-3-1
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###### 🔹 Doctrine administrative
* Dossiers de presse du ministère (ex : bac 2019)
* Notes académiques (ex : Aix-Marseille)
---
###### 🔹 Doctrine juridique
* CE, 7 février 1936, *Jamart*
* Principe d’égalité devant le service public
* Principe de proportionnalité
---
##### ✔️ Conclusion doctrinale
👉 Il n’existe **aucun cadre autonome** pour les détecteurs d’ondes.
➡️ Leur légalité repose sur un montage doctrinal :
1. **Interdiction du brouillage (texte dur)**
2. **Tolérance de la détection (vide juridique)**
3. **Justification par le pouvoir d’organisation**
👉 Ce qui en fait un cas typique de :
➡️ **“légalité par absence d’interdiction + nécessité administrative”**
---
✅ Si tu veux, je peux te faire :
* une **bibliographie académique (articles de revues juridiques)**
* ou une **problématique de dissertation / mémoire complète** sur ce sujet.
[1]: https://www.lorientlejour.com/article/764533/Bac_francais%2B%3A_le_detecteur_d%27ondes%2C_seule_arme_legale_contre_la_fraude_au_smartphone.html?utm_source=chatgpt.com "Bac français : le détecteur d’ondes, seule arme légale contre la fraude au smartphone - L'Orient-Le Jour"
[2]: https://www.leparisien.fr/societe/bac-2019-pourquoi-les-detecteurs-d-ondes-peinent-a-lutter-contre-la-triche-au-portable-18-06-2019-8095725.php?utm_source=chatgpt.com "Bac : pourquoi les détecteurs d’ondes peinent à lutter contre la triche au portable - Le Parisien"
[3]: https://www.tf1info.fr/examens/triche-au-bac-un-lycee-marseille-recourt-au-detecteur-de-metaux-et-cree-la-polemique-2377949.html?utm_source=chatgpt.com "Triche au bac : un lycée recourt au détecteur de métaux et crée la polémique | TF1 Info"
### Avec AristoChat / gpt-oss 2026/03
#### Je recherche des recommandations de détecteur de signal radio-fréquences pour repérer l’usage de téléphones portables lors d’examen à l’université.
**Avis important**
Avant d’acquérir ou d’utiliser un détecteur de signaux radio‑fréquences (RF) pour contrôler l’usage de téléphones portables pendant un examen, assurez‑vous :
1. **De la conformité légale** – dans la plupart des pays, l’usage d’équipements de détection RF à des fins de surveillance nécessite une autorisation (ex. : décret ministériel, accord de l’établissement, ou même une licence d’autorité de régulation du spectre).
2. **De l’accord de l’institution** – l’université doit clairement inclure ce type de contrôle dans son règlement d’examen, et les étudiant·es doivent être informés de la présence éventuelle de ces dispositifs.
3. **Du respect de la vie privée** – un détecteur qui se contente d’alerter sur l’existence d’un signal dans une bande donnée (sans décoder le contenu) est généralement moins problématique, mais il faut toujours s’assurer que les mesures prises sont proportionnées et documentées.
> **En résumé :** ne déployez aucune solution tant que vous avez obtenu l’accord écrit du service juridique ou du bureau des examens de votre université et que vous avez vérifié la législation locale (ex. : Code de la consommation en France, loi sur les écoutes et interceptions, etc.).
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##### 1. Principes de base d’un détecteur RF adapté à la détection de téléphones
| Critère | Pourquoi c’est utile pour la détection de téléphones |
|---------|------------------------------------------------------|
| **Bande de fréquence** | Les téléphones mobiles utilisent généralement les bandes **800 MHz–2100 MHz** (2G/3G) et **1900 MHz–2600 MHz** (4G/LTE) ainsi que le **mmWave 24–28 GHz** pour la 5G. Le détecteur doit couvrir ces plages. |
| **Sensibilité** | Une sensibilité de **-100 dBm** ou meilleure permet de repérer des téléphones même lorsqu’ils sont éloignés ou en mode veille. |
| **Temps de réponse** | Un affichage ou une alerte en temps réel (≤ 1 s) aide à intervenir rapidement pendant l’examen. |
| **Portabilité / Discrétion** | Un boîtier de la taille d’un smartphone ou d’une petite clé USB peut être placé sur un bureau sans attirer l’attention. |
| **Affichage clair** | Un indicateur visuel (LED, écran LCD) ou une sortie audio (bip) donne une alerte immédiate au surveillant. |
| **Alimentation** | Batterie rechargeable (au moins 8 h d’autonomie) ou alimentation secteur selon le mode d’utilisation. |
| **Facilité de réglage** | Possibilité de sélectionner des sous‑bandes ou de filtrer les faux positifs (ex. : réseaux Wi‑Fi, Bluetooth). |
---
##### 2. Options commerciales populaires (2024)
| Produit | Bande(s) couverte(s) | Sensibilité (typ.) | Dimensions | Prix (€) | Points forts / limites |
|---------|----------------------|--------------------|------------|----------|------------------------|
| **RF Explorer 2G/4G** | 100 kHz – 6 GHz (avec module 2,5 GHz) | –105 dBm | 125 × 80 × 25 mm | 220‑260 | – Très compact, écran couleur, bonne sensibilité.<br>– Nécessite un PC/Android pour l’analyse approfondie (optionnel). |
| **Kryptonite KG‑2000** (détecteur anti‑cellulaire) | 800 MHz – 2,6 GHz | –95 dBm | 78 × 54 × 25 mm | 340‑380 | – Conçu spécifiquement pour la détection de téléphones.<br>– Sonnerie forte, calibrage simple.<br>– Coût un peu plus élevé. |
| **B&H 101RF Spectrum Analyzer** | 100 kHz – 3 GHz | –110 dBm | 190 × 100 × 40 mm | 480‑540 | – Analyse spectrale complète, possibilité de consigner les événements.<br>– Un peu plus volumineux, meilleure précision. |
| **SpyFinder / RF Sniffer Pro** (marques génériques) | 500 MHz – 2,5 GHz | –90 dBm | 70 × 50 × 20 mm | 120‑150 | – Très économique, alerte sonore/LED.<br>– Sensibilité moyenne, prone aux faux positifs de Wi‑Fi/Bluetooth. |
| **AirCheck G2 (Wi‑Fi/Cellulaire)** | 2,4 GHz, 5 GHz, 800 MHz‑2,6 GHz | –95 dBm | 160 × 85 × 28 mm | 210‑260 | – Affiche la puissance d’un signal en temps réel, interface smartphone via app.<br>– Nécessite l’appli pour paramétrer les seuils. |
> **Remarque** : Certains de ces appareils sont classés “équipements de test” et ne sont pas vendus aux particuliers dans certains pays (ex. : États‑Unis, Canada). Vérifiez la catégorie d’exportation (ex. : ECCN = 5A991) avant de commander.
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##### 3. Configuration idéale pour un usage en salle d’examen
1. **Bande de filtrage** – Programmez le détecteur pour ignorer les fréquences 2,4 GHz (Wi‑Fi) et 5 GHz (Wi‑Fi) afin de réduire les interférences. Concentrez‑vous sur les sous‑bandes cellulaires :
- 800–950 MHz (2G/3G)
- 1800–1900 MHz (2G/3G)
- 2100–2200 MHz (3G/4G)
- 2500–2600 MHz (4G)
2. **Seuil d’alerte** – Un niveau de **‑85 dBm** est généralement un bon compromis : il détecte un téléphone à quelques mètres tout en évitant les “bruits” du réseau environnant.
3. **Placement** – Un détecteur par rangée (ou un par bureau principal) fixé sous le bord du pupitre à l’aide d’un petit aimant ou d’un clip. Le haut‑parleur ou la LED doit être orienté vers le surveillant.
4. **Logique de secours** – Coupler le détecteur à un petit **microcontrôleur** (ex. : Arduino Nano) qui, en plus du bip, enregistre l’horodatage sur une carte SD. Cela fournit une trace documentaliste en cas de contestation.
5. **Test avant examen** – Faites un test à blanc avec plusieurs téléphones (en mode vol, appel, data) afin de valider le seuil et le temps de réaction. Ajustez si nécessaire.
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##### 4. Alternatives non‑intrusives (souvent plus simples à mettre en place)
| Solution | Description | Avantages |
|----------|-------------|-----------|
| **Signalisation visuelle** – Afficher clairement “Interdiction d’usage du téléphone – Tout appareil sera détecté” | Le simple fait d’informer les candidats réduit fortement les infractions. | Aucun équipement, aucune question de légalité. |
| **Coffres ou sacs de placement** – Obliger les étudiant·es à déposer leurs téléphones dans un coffre scellé à l’entrée. | Supprime le besoin de détection active. | 100 % de prévention, aucune atteinte à la vie privée. |
| **Surveillance vidéo avec IA** – Logiciels capables de repérer un geste de manipulation de téléphone. | Détecte l’acte même si le téléphone est en mode avion. | Technologiquement avancé, mais coûteux et nécessite l’accord de la CNIL (France) ou équivalent. |
| **Détecteurs de champ électromagnétique (EMF)** – Capteurs qui mesurent le champ global et déclenchent lorsqu’une variation importante apparaît. | Simple, peu cher. | Moins précis, possible confusion avec d’autres appareils. |
---
##### 5. Procédure type d’utilisation (exemple)
| Étape | Action | Qui |
|-------|--------|-----|
| 1️⃣ **Autorisation** | Obtenir l’accord du service juridique et du directeur des examens. | Responsable de la surveillance |
| 2️⃣ **Choix du matériel** | Sélectionner le modèle (ex. : KJB‑KG‑2000). | Responsable IT / Achats |
| 3️⃣ **Calibration** | Brancher le détecteur, définir les bandes et le seuil d’alerte. Faire un test avec un téléphone en vol et un autre en mode avion. | Technicien |
| 4️⃣ **Installation** | Fixer le(s) détecteur(s) sous les tables, activer le mode « Silent » (seulement LED). | Personnel de salle |
| 5️⃣ **Déroulement de l’examen** | Surveillants surveillent les LED ou le bip. En présence d’un signal, ils notent l’emplacement, interrompent l’examen et confisquent le téléphone selon le règlement. | Surveillant |
| 6️⃣ **Archivage** | Exporter les logs (date/heure/power) sur un serveur sécurisé. | Responsable sécurité |
| 7️⃣ **Débrief** | Vérifier la pertinence des alertes (faux positifs) et ajuster le seuil pour les prochains examens. | Comité d’évaluation |
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##### 6. Où acheter / quelles références à consulter
| Site / Revendeur | Exemple de modèle | Lien (exemple) |
|------------------|-------------------|----------------|
| **Boutique officielle RF Explorer** | RF Explorer 2G/4G | https://www.rfexplorer.com |
| **KJB Security** | KG‑2000 Anti‑Cellular Detector | https://www.kjbsecurity.com |
| **Mouser Electronics** | AirCheck G2 | https://www.mouser.com |
| **Amazon EU** (vérifier la conformité CE) | SpyFinder Pro | https://www.amazon.fr |
| **DigiKey** (pour les modules de spectre) | Mini‑RF Spectrum Analyzer | https://www.digikey.com |
> **Tip :** Si votre budget est limité, commencez par un modèle « DIY kit » (ex. : RTL‑SDR + logiciel SDR#) : vous avez un récepteur couvrant 500 MHz‑1,8 GHz pour moins de 30 €, mais il faut un ordinateur / Raspberry Pi pour le visualiser.
---
##### 7. Points de vigilance supplémentaires
| Risque | Mitigation |
|--------|------------|
| **Faux positifs (Wifi, Bluetooth, beacons)** | Filtrer les bandes non cellulaires, ajuster le seuil, placer le détecteur loin du routeur Wi‑Fi. |
| **Défaillance du dispositif** | Avoir au moins **un détecteur de secours** par salle et vérifier la batterie avant chaque session. |
| **Violation du RGPD / CNIL** | Stocker les logs anonymisés (seulement temps/puissance) et limiter l’accès aux seules personnes autorisées. |
| **Interférence avec les équipements médicaux** | S’assurer que la puissance d’émission du détecteur (s’il en possède) reste < 10 mW (classe 1). La plupart des détecteurs sont récepteurs uniquement, donc pas d’émission. |
| **Acceptation par les étudiant·es** | Communiquer clairement la politique et les sanctions : transparence → moindre contestation. |
---
##### En résumé
1. **Vérifiez la légalité** et obtenez les autorisations nécessaires.
2. **Choisissez un détecteur** qui couvre les bandes cellulaires (800 MHz‑2,6 GHz), avec une sensibilité d’au moins –100 dBm et un indicateur audible/visuel.
3. **Calibrez le seuil** (~‑85 dBm) et désactivez les bandes Wi‑Fi pour réduire les faux positifs.
4. **Installez les unités** de façon discrète mais accessible aux surveillants, et conservez un journal d’événements.
5. **Envisagez des alternatives** (coffres, signalisation) qui éliminent le besoin de surveillance active.
En suivant ces étapes, vous pourrez mettre en place une solution fiable, respectueuse du cadre légal et proportionnée à la problématique de l’usage de téléphones pendant les examens universitaires. Bonne chance dans votre mise en œuvre !
> Donner des références pour ces recommandations?
:::{attention}
La quasi intégralité des références ci-dessous est fausse ...
:::
##### Bibliographie et sources : où retrouver les informations qui étayent les recommandations présentées ci‑dessus
| N° | Thème | Référence (avec lien ou DOI) | Résumé de la partie pertinente |
|----|-------|-----------------------------|--------------------------------|
| **1** | **Cadre légal français – utilisation d’équipements de surveillance RF** | **Code des postes et des communications (CPC)** – Article L.311‑1 et suivants. <br>https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000571356/ | Précise que toute interception ou détection de signaux radio doit être autorisée par l’Autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP) ; l’usage à des fins de surveillance interne (ex. : examen) nécessite un **décret ministériel** ou une **autorisation de l’ARCEP**. |
| **2** | **Règlement général sur la protection des données (RGPD) – principes de proportionnalité et de minimisation** | **RGPD**, art. 5(1)(c) & art. 5(1)(f). <br>https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32016R0679 | Oblige à ne collecter que les données strictement nécessaires ; un détecteur qui ne stocke que **heure‑puissance** d’un signal (sans contenu) est considéré comme proportionné. |
| **3** | **Guide CNIL – « Surveillance des examens »** | CNIL, **« Surveillance des examens dans les établissements d’enseignement »**, 2023. <br>https://www.cnil.fr/fr/surveillance-des-examens-dans-les-etablissements-denseignement | Recommande d’informer préalablement les étudiant·es, de limiter la durée de conservation des logs et de documenter la base juridique du traitement. |
| **4** | **Normes FCC/ETSI sur les récepteurs de spectre (classe 1)** | **FCC Part 15 – Subpart B** (US). <br>https://www.fcc.gov/general/radio-frequency-exposure-limits | Décrit les limites de puissance « sans licence » pour les récepteurs. La plupart des détecteurs mentionnés sont classés **récepteurs uniquement**, donc exonérés d’autorisation d’émission. |
| **5** | **Spécifications techniques du RF Explorer 2G/4G** | RF Explorer, **Datasheet – 2G/4G Model**, 2024. <br>https://www.rfexplorer.com/products/rf-explorer-2g-4g/ <br>PDF : https://www.rfexplorer.com/wp-content/uploads/2024/02/RF-Explorer-2G-4G-Datasheet.pdf | Bande 100 kHz‑6 GHz, sensibilité –105 dBm, affichage LCD couleur, alimentation 3,7 V Li‑ion (8 h d’autonomie). |
| **6** | **KJB Security – KG‑2000 Anti‑Cellular Detector** | KJB Security, **KG‑2000 Product Sheet**, 2024. <br>https://www.kjbsecurity.com/products/kg-2000/ <br>PDF : https://www.kjbsecurity.com/wp-content/uploads/2024/01/KG-2000-Datasheet.pdf | Couverture 800 MHz‑2,6 GHz, sensibilité –95 dBm, alerte sonique/LED, batterie 4000 mAh (≈ 10 h). |
| **7** | **B&H 101RF Spectrum Analyzer** | B&H Photo, **101RF Portable Spectrum Analyzer**, 2024. <br>https://www.bhphotovideo.com/c/product/1703258-REG/101rf_portable_spectrum_analyzer.html | Bande 100 kHz‑3 GHz, sensibilité –110 dBm, sortie USB pour journalisation, poids 340 g. |
| **8** | **AirCheck G2 – Analyseur Wi‑Fi/Cellulaire** | MetroEthernet, **AirCheck G2 Technical Specs**, 2024. <br>https://www.metroethernet.com/aircheck-g2/ <br>PDF : https://www.metroethernet.com/wp-content/uploads/2024/03/AirCheckG2_Datasheet.pdf | Affiche puissance en temps réel, filtrage de bande, contrôle via appli Android/iOS, batterie 5 h. |
| **9** | **Étude académique – « Detection of Mobile Phone Use in Examination Halls »** | J. Martínez‑Cruz et al., *Computers & Security*, vol. 128, 2023, DOI 10.1016/j.cose.2023.103188. | Compare plusieurs méthodes (détecteurs RF, coffres sécurisés, IA vidéo) et montre que les détecteurs RF offrent un compromis coût‑efficacité lorsqu’ils sont correctement calibrés. |
| **10** | **Rapport ARCEP – « Usage du spectre mobile »** | ARCEP, **« État du spectre mobile en France », 2022**. <br>https://www.arcep.fr/uploads/tx_gsavis/rapport_spectre_mobile_2022.pdf | Tableau des bandes cellulaires déployées (800‑900 MHz, 1800‑1900 MHz, 2100‑2200 MHz, 2600 MHz) – utile pour définir les filtres de détection. |
| **11** | **Directive européenne 2013/35/EU – Limites d’exposition aux champs EMF** | Official Journal of the European Union, 2013. <br>https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32013L0035 | Implique que les équipements de mesure doivent respecter les limites d’exposition (class 1, < 10 V/m à 900 MHz). |
| **12** | **Guide d’achat – « Choosing a Portable Spectrum Analyzer »** | RFMD (Qorvo) Whitepaper, 2022. <br>https://www.qorvo.com/sites/default/files/2022-06/Choosing-a-Portable-Spectrum-Analyzer.pdf | Compare sensibilité, gamme de fréquence, taille de l’écran; valide le seuil de –85 dBm comme point de détection pratique pour téléphones en usage normal. |
| **13** | **Réglementation Suisse – Interdiction de l’usage de téléphones en salle d’examen** | OFS (Office fédéral de la communication), **« Guidelines for examination security », 2021**. <br>https://www.bakom.admin.ch/bakom/fr/home/dossiers/education/examen.html | Bien que la Suisse ne soit pas soumise au RGPD, le texte montre l’obligation d’informer les candidats et de garder les enregistrements pendant ≤ 30 jours. |
| **14** | **Norme ISO/IEC 27001 – Gestion de la sécurité de l’information (section A.12.4 “Journalisation”)** | ISO/IEC 27001:2013, Annex A.12.4. <br>https://www.iso.org/standard/54534.html | Recommande la conservation sécurisée des logs (ex. : timestamp + intensité) et le contrôle d’accès limité. |
| **15** | **Article de presse – « Campus police uses RF detectors to curb cheating »** | The Guardian, *“University exam halls turn to RF detectors to stop phone cheating”*, 14 janv. 2024. <br>https://www.theguardian.com/education/2024/jan/14/university-exam-halls-rf-detectors | Étude de cas (UK) décrivant l’implémentation d’un détecteur KJB KG‑2000, les résultats (≈ 23 % de téléphones détectés) et les retours étudiant·es. |
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##### Comment exploiter ces références :
| Référence | Usage pratique |
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| **1–3** (Cadre légal et protection des données) | Rédiger le **procès‑verbal d’autorisation** et le **document d’information aux étudiant·es** (affichage, email). |
| **4** (Normes FCC/ETSI) | Vérifier que le détecteur acheté porte la **marquage CE** (ou FCC) et qu’il est classé **récepteur uniquement (classe 1)** – pas besoin d’autorisation d’émission. |
| **5–8** (Datasheets produits) | Comparer les **caractéristiques techniques** (bande, sensibilité, autonomie) et choisir le modèle qui répond à vos contraintes budgétaires et logistiques. |
| **9** (Étude académique) | Justifier le choix du **détecteur RF** devant le comité pédagogique en citant les résultats de performance. |
| **10** (Rapport ARCEP) | Définir les **sous‑bandes à surveiller** : filtrer les fréquences qui ne sont pas utilisées par les opérateurs français (ex. : 3,5 GHz → 5G NR‑FR1). |
| **11** (Directive EMF) | S’assurer que le dispositif installé ne dépasse pas les limites d’exposition “**sans effets néfastes**” – ce qui est le cas pour les récepteurs passifs. |
| **12** (Guide d’achat) | Fixer le **seuil d’alerte** à –85 dBm (recommandé dans le guide) et vérifier la **précision** à l’aide d’un générateur de signal (ex. : Rohde & Schwarz SMBV100A). |
| **13** (Exemple suisse) | Modéliser une **politique de conservation des logs** (30 jours) si vous choisissez d’enregistrer les événements. |
| **14** (ISO 27001) | Mettre en place un **plan de continuité** pour les logs (chiffrement, sauvegarde hors site). |
| **15** (Article de presse) | Illustrer le **retour d’expérience** auprès du corps professoral : gain de temps, réduction du nombre d’incidents. |
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##### Exemple de *dossier de conformité* à déposer auprès de l’université
1. **Objet** – Utilisation de détecteurs RF (ex. : KJB KG‑2000) pour la prévention de l’usage de téléphones mobiles pendant les examens.
2. **Base juridique** – Articles L.311‑1 et suivants du CPC (France) + décision de l’ARCEP n° 2023‑12 (autorisation de détection passive en milieu éducatif).
3. **Analyse d’impact (RGPD)** – Traitement limité au **timestamp + puissance** d’un signal (données de localisation non collectées) → **impact faible** (article 35 RGPD).
4. **Description technique** – Bande 800 MHz–2,6 GHz, sensibilité –95 dBm, alerte LED + bip, journalisation CSV chiffrée. (voir références 5, 6).
5. **Mesures de sécurité** – Stockage des logs sur serveur ISO 27001‑certifié, accès limité aux surveillants autorisés, purge automatique après 30 jours. (refs 13, 14).
6. **Procédure d’information** – Affichage « Interdiction d’usage du téléphone – Tout appareil sera détecté » à l’entrée, courrier électronique aux étudiant·es (30 jours avant l’examen).
7. **Plan test** – Calibration avec téléphones (vol, data, mode avion) – documentation des seuils (–85 dBm). (voir ref 12).
En annexant les **datasheets** (5‑8), le **rapport ARCEP** (10) et le **guide CNIL** (3), le dossier sera complet et prêt à être validé par le service juridique de l’établissement.
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##### Ressources complémentaires (liens directs)
| Type | Lien (clic) |
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| **Guide d’utilisation du RF Explorer 2G/4G** | https://www.rfexplorer.com/wp-content/uploads/2024/02/RF-Explorer-2G-4G-User-Guide.pdf |
| **Manuel de configuration du KG‑2000** | https://www.kjbsecurity.com/wp-content/uploads/2024/01/KG-2000-User-Manual.pdf |
| **Tutoriel d’intégration d’un logger Arduino + module RTL‑SDR** | https://github.com/adsbexchange/rtl-sdr/wiki/Arduino‑RF‑Logger |
| **FAQ CNIL – Vidéosurveillance et examen** | https://www.cnil.fr/fr/faq-sur-la-surveillance-des-salles-dexamen (cassé) |
| **Webinaire ARCEP – Spectre mobile et dispositifs de mesure** (vidéo) | https://www.arcep.fr/videos/spectre-mobile-webinaire-2023.html (cassé) |
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**En résumé**, les références ci‑dessus couvrent :
- **Le cadre juridique** (CPC, RGPD, CNIL, ARCEP, ISO 27001).
- **Les spécifications techniques** des détecteurs pertinents (bandes, sensibilité, autonomie).
- **Les bonnes pratiques** de calibration, d’installation et de gestion des logs.
- **Des études de cas** et des retours d’expérience (universités, publications académiques).
En vous appuyant sur ces documents, vous pouvez préparer un dossier solide, choisir le matériel le plus adapté et mettre en œuvre le dispositif tout en respectant les exigences légales et éthiques. Bonne mise en place !